Bel Ami Trend – Design Hotel in Paris

Mind, body and spirit in Saint-Germain-des-Prés

Le Bel-Ami, un hôtel avant-gardiste

On 10 décembre 2007

Entretien avec Vincent Tissier, directeur de l’hôtel Bel ami

Premier hôtel à avoir équipé ses locaux du Wi-Fi, le Bel-Ami innove encore et devient l’un des premiers à lancer son blog !
Hoosta : « Pourquoi ce blog ? »
Vincent Tissier : « L’hôtel a deux volontés : être innovant, avant-gardiste et attiser la curiosité, l’intérêt [...]

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Entretien avec Vincent Tissier, directeur de l’hôtel Bel ami

Premier hôtel à avoir équipé ses locaux du Wi-Fi, le Bel-Ami innove encore et devient l’un des premiers à lancer son blog !

Hoosta : « Pourquoi ce blog ? »
Vincent Tissier : « L’hôtel a deux volontés : être innovant, avant-gardiste et attiser la curiosité, l’intérêt des clients. Il est essentiel de ne pas rester sur ses acquis, d’être en perpétuel mouvement pour surprendre la clientèle. Créer un blog, c’est être en avance sur son temps. »

Hoosta : « Quel est son rôle ? »
Vincent Tissier : « Faire plaisir à nos clients fidèles en leur permettant de retrouver l’univers du Bel-Ami et, bien évidemment, toucher une clientèle qui ne serait pas encore conquise par l’établissement. Le blog est un système de communication plus ouvert qui propose de découvrir la vie de l’hôtel, les gens qui en font partie, ses événements, ses goûts… Nous voulons attirer les clients en y exposant notre philosophie, une philosophie qui se veut différente et axée sur le quartier de Saint-Germain-des-Prés. »

Hoosta : « Vous avez choisi d’y exposer vos fournisseurs, comme Clarisse Béraud, votre décoratrice florale. Pourquoi ? »
Vincent Tissier : « Au terme de fournisseur, je préfère celui de partenaire. Clarisse amène sa touche personnelle à l’hôtel, elle connaît parfaitement cet espace et le met en valeur. Elle prend pleinement part à la vie de l’hôtel. Il en est de même d’Anouk Albertini qui exposera ses sculptures prochainement à l’hôtel ou d’Elisabeth Reynaud, qui préside le prix littéraire Bel-Ami cette année. Toutes ces personnes font vivre l’hôtel, contribuent à lui donner une âme et à asseoir son identité… Et en ce sens, il est logique qu’elles apparaissent sur le blog ! »

 

Adrian Brody au Bel ami

On 7 décembre 2007

Adrian Brody, l’un des acteurs les plus trendy du moment.
Il a choisi le Bel ami pour une séance photo décontractée chic.

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Adrian Brody, l’un des acteurs les plus trendy du moment.
Il a choisi le Bel ami pour une séance photo décontractée chic.

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Le Bel-Ami, un hôtel tendance jusque dans sa décoration florale

On 6 décembre 2007

Pour décorer son intérieur, L’Hôtel Bel-Ami fait appel aux talents de l’artiste florale Clarisse Béraud. L’ambiance zen des lieux, obtenue par la décoration épurée aux tendances asiatiques, s’accorde à merveille avec ses compositions florales. En un mot, l’un et l’autre se subliment !
Hoosta : « Pourquoi Le Bel-Ami est-il un espace intéressant à travailler ? [...]

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clarisse-beraud-nb.jpgPour décorer son intérieur, L’Hôtel Bel-Ami fait appel aux talents de l’artiste florale Clarisse Béraud. L’ambiance zen des lieux, obtenue par la décoration épurée aux tendances asiatiques, s’accorde à merveille avec ses compositions florales. En un mot, l’un et l’autre se subliment !

Hoosta : « Pourquoi Le Bel-Ami est-il un espace intéressant à travailler ? »
Clarisse Béraud : « L’hôtel présente des volumes fantastiques à fleurir pour un créateur ! Il baigne dans une ambiance un peu ethnique, japonaise et design, avec des tonalités rouges bordeaux qui permettent de jouer sur beaucoup de registres floraux et de coloris. C’est un support passionnant, un très bel écrin pour mes compositions. Cela fait aussi dix ans que nous travaillons ensemble et une vraie relation de confiance s’est installée. On me laisse une grande liberté, ce qui est très agréable. »

Hoosta : « Y a-t-il des contraintes ? »
Clarisse Béraud : « Deux seulement. Le budget bien sûr. Mais surtout, dans un hôtel, la décoration florale doit être belle tout le temps ce qui nous impose de passer deux fois par semaine changer les compositions et nous interdit des essences trop éphémères. Dans un sens, cette caractéristique, propre aux espaces publics, limite le choix des produits, mais elle présente aussi un avantage : la variété, on change sans cesse de compositions… Ici, rien n’est statique ! »

Hoosta : « Avez-vous une démarche particulière ? »
Clarisse Béraud : « Surprendre la clientèle et me surprendre… Ce qui est excitant, c’est la nouveauté. J’ai envie de proposer des choses rares, sophistiquées, étonnantes… tel un bijou qui serait éphémère. »

Hoosta : « Un exemple ? »
Clarisse Béraud : « La décoration Noël, elle prévoit d’immenses branchages noirs, une couleur très tendance en ce moment, auxquels sont suspendues des bulles d’eau abritant des fleurs de couleurs vives… L’étonnement s’obtient aussi bien dans la quantité que dans la qualité, ce qu’il faut éviter, c’est la banalité ! D’autant que la note florale a son importance dans un hôtel car, même si elle n’est jamais décisive, c’est un plus qui donne de la vie à un hôtel, qui participe à asseoir son identité. »

 

Tina Tan Leo a stylish and urban-minded woman at the Bel ami hotel

On 6 décembre 2007

Tina Tan Leo is founder and creator of All dressed up, an emerging fashion brand from Singapore. Last month, she has presented her spring/summer collection 2008 at the Bel ami hotel, « an exclusive fashion style for the bohemian spirited travelers » she says.

Why did you chose Bel Ami hotel ?
I love Bel ami hotel, [...]

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Tina Tan Leo is founder and creator of All dressed up, an emerging fashion brand from Singapore. Last month, she has presented her spring/summer collection 2008 at the Bel ami hotel, « an exclusive fashion style for the bohemian spirited travelers » she says.

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Why did you chose Bel Ami hotel ?
I love Bel ami hotel, for the contemporary style and for location in the heart of Paris. It is modern, fresh, sweet and I feel in perfect harmony with the philosophy of the hotel. I love the people here, the general manager and the staff, very hospitable. We are very well received and very well assisted.

What is a luxury design hotel for you today ?
There are so many beautiful hotels in the world, beautifully presented, with incredible confort and design. What is the most important is the management, how you make the guest feel, how they are welcoming. A luxury design hotel must have a spirit and offer an experience. Then the guest would come back.

What is important for you ?
The hotel must have a personnal touch like the services, it’s very important. I wanna feel like living in my own home. It must be friendly with a fashionable spirit like the Bel ami hotel.

Do you come very often in Paris ?
Several times a year !

What are your favorite places for dining and shopping ?
Oh my God, I have many addresses! I like a very good restaurant nearby the Bel ami hotel, just around the corner, called « La Cigale Récamier ». It’s a beautiful restaurant and they cook a wonderfull soufflé. Highly recommended ! There is also the Armani Caffé, a very elegant café on the other side of the place Saint Germain des Prés.

What do you think about setting up a café in a fashion store ?
We are having a café in our new store. We are having a new store coming up in Singapore with a very special cafe bar, which will offer very good services to keep customers happy.

Do you think that hotels and cafés are essential in a city ?
Yes, it’s very important, because people go there to meet, to chat, to do everything. In Paris, there are a lot of outdoor cafés where you can stay outside and watch people. That make city more interesting. Around Saint Germain des Prés, you have so many beautiful cafés, they are the charm of Paris ! Bel ami hotel is located in a very nice area, queen size streets and nice boutiques all around. Here, people obviously go shopping and go out for dinner. All this is very stylish and so lively.

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Are you inspired by european fashion models for All dressed up ?

Well, you know, we work with companies like Givenchy and Chloé. We like the french fashion, I think it’s very international and global. In Singapore, we love international fashion but we also respect our asian culture. Fashion today is about the world, about living, a mix of different cultures. People want to enjoy, having nice clothes, eat well, stay in beautiful hotels… That’s why I am in fashion business ; because it makes people happy, it gives them experiences, having a lifestyle. Hotel and fashion, both are about people !

This year, you’ve worked with Francesca Versace, 25 and niece of Donatella and the late Gianni Versace …
Yes, we are very proud to collaborate with Francesca this year as guest designer. She has designed 30 pieces in our philosophy and spirit. Our brand is for women who love to travel, women who are stylish, modern, free minded, happy to live. In the world, there are so many international women with a busy social life ! They need a pair of jeans, a beautiful top, easy to wear day and night. As you know, we are retailers for many years and we know how it’s important to understand every woman whit her own style. We want to make fashion wearable with nice details which provides a unique style for each of our customer. We are happy to see that western women love what we do. You expect « All dressed up » to do many more collaborations in the future.

 

La sculpture s’expose à l’Hôtel Bel-Ami

On 6 décembre 2007

L’hôtel Bel-Ami, situé dans le 6e arrondissement de Paris, exposera les sculptures d’Anouk Albertini du 15 novembre au 29 décembre prochain. L’hôtel est un lieu de passage, un endroit vivant où les œuvres, alors intégrées dans un décor, sont perçues différemment. En plus, le design très pur du Bel-Ami est en adéquation parfaite avec le [...]

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anouk-portraitnb.jpgL’hôtel Bel-Ami, situé dans le 6e arrondissement de Paris, exposera les sculptures d’Anouk Albertini du 15 novembre au 29 décembre prochain. L’hôtel est un lieu de passage, un endroit vivant où les œuvres, alors intégrées dans un décor, sont perçues différemment. En plus, le design très pur du Bel-Ami est en adéquation parfaite avec le travail de l’artiste… Une exposition à découvrir Hoosta : « L’hôtel est-il un lieu d’exposition adapté ? »
Anouk Albertini : « Bien sûr ! L’hôtel est un formidable lieu de passage, un endroit vivant où les gens ont un regard différent sur l’art. La galerie a une visée commerciale et tout y est un peu statique. Dans un hôtel, les objets font partie du décor et sont ainsi mis en valeur. Et même si ce n’est pas l’essentiel, la démarche est plus intéressante financièrement car la galerie prend des commissions sur les ventes. L’hôtel tire aussi son épingle du jeu… Il dépasse son statut, sa fonction originelle d’offrir un logement. On le découvre différemment : une exposition lui donne une âme et laisse une trace dans l’imaginaire des hôtes. »

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Hoosta : « Et pourquoi le Bel-Ami ? »
Anouk Albertini : « J’aime beaucoup son concept, très pur, très minimaliste. Le Bel-Ami constitue un joli écrin pour mon travail, je trouve que les deux vont bien ensemble. C’est un bel hôtel, un endroit de standing qui valorise d’autant plus mon travail. Situé au centre de Paris, il attire beaucoup de touristes, ce qui me permettra de toucher un public assez large, de novices ou d’initiés. Toute clientèle est intéressante, l’essentiel est de toucher les gens. »
Hoosta : « Quels sont les inconvénients d’exposer dans un hôtel ? »
Anouk Albertini : « L’organisation est différente. Il peut y avoir de la casse ou des vols. Je n’ai pas contracté d’assurance, j’ai préféré choisir les pièces à exposer en fonction du lieu : ce sont soit des petites pièces protégées par une vitrine ou des pièces scellées sur un socle.
Hoosta : « Qu’attendez-vous de l’événement ? »
Anouk Albertini : « Comme tout artiste débutant sa carrière, j’espère voir mon travail connu. J’en attends aussi des retours, positifs ou négatifs, car la critique est extrêmement constructive, sans elle, on n’avance pas !

 

Saint-Germain des Prés

On 6 décembre 2007

Vincent Tissier nous ouvre son carnet d’adresses…
“J’aime ce quartier, je le connais bien.
Il y a tant d’adresses à recommander, qui plus est différentes les unes des autres! J’espère que vous apprécierez ma sélection.”

Les cafés
Le Flore et les Deux Magots, les deux cafés mythiques du coin.
J’y prends un café le matin et reste inspiré toute [...]

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Vincent Tissier nous ouvre son carnet d’adresses…
“J’aime ce quartier, je le connais bien.
Il y a tant d’adresses à recommander, qui plus est différentes les unes des autres! J’espère que vous apprécierez ma sélection.”
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Les cafés

Le Flore et les Deux Magots, les deux cafés mythiques du coin.flore.jpg
J’y prends un café le matin et reste inspiré toute la journée! Incontournable et de façon régulière, pour s’imprégner de l’ambiance Saint Germain des Prés… un petit chocolat chaud, une tartine au Café des Deux Magots. A moins que le temps soit vraiment exceptionnel et m’invite à me mettre en terrasse, je préfère l’intérieur… c’est aussi une question olfactive «ressentir» l’ambiance du «Café» et de discrétion. C’est l’âme des lieux qui m’attire, on sent qu’il s’y passe quelque chose.

Les restaurants

5mars.jpgLe Cinq Mars (51 rue de Verneuil). Une équipe jeune et sympathique. Un décor sobre rustico-contemporain. Une cuisine bien française et surtout bien exécutée et une formule très abordable. Un lieu très sympa à plusieurs égards… son petit frère italien (c’est en effet le même propriétaire)…

L’Altro (16 rue du Dragon). De noir et blanc vêtu, un décor tout aussi sobre. Des plats sympathiques, des pâtes “al dente”; l’accueil y est peut-être moins chaleureux et un peu plus « fashion victim »… mais cela n’empêche pas de passer un bon moment.

Mon grand favori toute catégorie confondu… Il Vino par Enrico Bernardo (angle Tour Maubourg et rue de l’Université). Tout est parfait autour d’un concept novateur autour du vin. Ceux qui connaissent apprécieront, ceux qui ne connaissent pas, découvriront. Décor contemporain et sobre (j’y reviens !!!), une table parfaitement dressée, les verres (qu’EB a dessiné) sont déjà un bonheur, vide… alors imaginez-les remplis d’un breuvage dûment sélectionné avec le cœur! La nourriture est excellente, les vins aussi évidemment, l’accueil et le service autant gentil, complice que professionnel. «Mon» adresse du moment.

Le Bistrot de Paris (33 rue de Lille) … encore un profil atypique. Le patron est un ancien directeur de salle de marché àbistrot-de-paris.jpg Londres. Reconversion très bien réussie. Nourriture franche, française et savoureuse. Du très bon classique et une belle ambiance. VRAI bistrot à la frontière avec la jolie brasserie. Accueil excellent.

… et comme un succès peut en cacher un autre, ce grand patron a mis la main sur Chez Renée (14 bvd Saint-Germain). Retour aux années 50 sans être poussiéreux. Je me lèverai la nuit pour reprendre un peu de leur bœuf bourguignon… quel délice!… et là encore bel accueil!

L’Alycastre (2 rue Clément)… on m’a fait découvert ce restaurant il y a peu de temps. Je passe sur le fait que la déco y est sobre (je dois plutôt aimé cela), l’accueil est souriant et chaleureux de la propriétaire (ancienne prof de math – ça ne s’invente pas !), pour la cuisine: tout est parfaitement frais, les poissons de pêche française (sauvages je crois) sont cuits à la plancha et les viandes au grill. Un régal… normal… en cuisine œuvre un ex-kiné… il a donc toutes les clés du bien-être !!!

Il n’y a pas longtemps, je suis allé chez Roger La Grenouille (26 rue des Grands Augustins). Rien que le nom m’amuse.rogergrenouille.jpg Dans une petite cour de la rue des Grands Augustins, comme notre quartier sait si bien les faire, un resto/bistrot à l’allure sympathique et « d’époque ». J’avais envie d’escargots… les leurs sont fameux et on ne triche pas avec l’ail pour dissimuler une erreur de casting. Je me suis ensuite laissé allé sur une de leur 3 recettes de grenouilles. Très Bien! J’y retournerai volontiers pour tester les deux autres.

Dans un tout autre registre… j’aime bien allé dîner à l’Alcazar. Belle ambiance, bon accueil, un bon « buzz » et une nourriture de qualité. Beaucoup d’atouts pour un lieu réussi dans la tonalité du « contemporain » qui sait durer.

Je terminerai avec Les Cocottes de Christian Constant (135 rue Saint Dominique) … parce que ce Monsieur / Personnage m’a toujours plu (depuis le petit stagiaire que j’étais alors qu’il officiait aux cuisines du Crillon). Une de ses adresses de la rue Saint Dominique. Saveurs authentiques… un vrai régal. Quand on vous ouvre votre cocotte… vous avez l’impression d’ouvrir un très bel ouvrage de cuisine en vous léchant les babines !!! (dommage que le décor soit un peu tristounet).

laduree.jpgA l’heure du thé… le gourmand que je suis (et cela fait souvent au final mon déjeuner) va avec joie chez Ladurée Bonaparte. La plus aimable des boutiques Ladurée (la directrice Bénédicte est particulièrement pro & gentille)… le reste ne se raconte pas… ça se déguste.

Et puis pour boire un verre… je suis un adepte des bars d’hôtels… déformation professionnelle? NON! C’est simplement que les bars d’hôtel ont un complément d’âme et de service. Mon favori… et de loin… le bar Fontainebleau au Meurice. Beau, cosy, élégant… et quel accueil… et quel service. William, le chef barman est inénarrable. Je l’adore et son bar aussi. En passant par le lobby, j’ai eu le coup de cœur pour la transformation de l’ancien Jardin d’Hiver en espace « Dali » en hommage à l’un des célèbres clients du Palace. Très belle transformation: le lieu garde toute son histoire mais il est savamment rajeuni (y prendre un thé est sans doute un excellente idée).

Un restaurant italien vient d’ouvrir ses portes à Saint Germain des Prés, le Sorza. Une déco chic: murs rouges et noirs, bougies en verrine de cristal rouge, éclairage tamisé. Une ambiance rythmée par les heures de la journée, du jazz à l’ouverture jusqu’au lounge le soir. La cuisine méditerranéenne est tout simplement excellente; une cuisine du soleil complétée par le pain du grand Eric Kayser.
Sympa également, le prix de la formule déjeuner: 18 €.

Petits plaisirs

La boutique-magazine dédiée à la beauté, Aépure, se découvre comme l’on feuillette les pages d’un magazine féminin. Dédiée aux marques de beauté exclusives et luxueuses, avec près de 50 références, Aépure évoque tout ce qui est rare, absolu, précieux et singulier, tout ce qui nous permet de vivre des instants de pure beauté. Les produits sont présentés selon des thématiques, comme les rubriques d’un magazine papier. Un joli concept pour être encore plus belle !
35 rue Guénégaud 75006 Paris

Jugetsudo, la première maison de thé japonais à Paris est une initiation à l’art du thé, dans un décor relaxant idéal pour fuir le stress parisien.
95 rue de Seine 75006 Paris.

Parfum sur mesure, cet atelier de parfum est unique comme son concept. Stéphanie de Bruijn vous offre la possibilité de créer votre parfum sur mesure, en choisissant des essences qui vous ressemblent.
52 rue de l’Université 75007 Paris.

J’oubliais … si vous voulez acheté du vin et obtenir de bons et « loyaux » conseils … je recommande La Dernière goutte … c’est tout près de la place Fürstenberg … on y revient. Equipe sympa, pas de coup de massue et une très belle sélection.

Arty Dandy : La Place Fürstenberg accueille depuis peu un concept de galerie-store où l’esprit de l’objet premium et collector est omniprésent, au carrefour de la mode, du design et de l’édition culturelle.
1 rue de Fürstenberg 75006 Paris.

La mode

Heimstone, la toute nouvelle marque lancée par deux jeunes créatrices parisiennes joue sur le mélange des matières. Ici, la soie côtoie la toile de jute, les robes de petites filles ont un côté rock grâce à des fermetures de perfecto. En plus, la boutique de la rue du Cherche Midi est superbe.
23 rue du Cherche Midi 75006 Paris.

Pour s’habiller… j’ai un grand faible pour ce que fait Mr Barnes chez Arthur & Fox. Elégant et pas clinquant. Belles coupes… toujours bien dans la tendance. Ma boutique préférée parmi leur 5 ou 6 boutiques parisiennes : celle de la rue du Bac sans aucun doute – demandez Laurent (les femmes peuvent aller dans la boutique à côté). Sinon, il y a Anouk Albertini, dans la boutique de la rue du Vieux Colombier. C’est elle qui m’a fait découvrir la marque. C’est une fan des créations de Mr Barnes et en plus c’est une douce artiste. Elle a d’ailleurs exposé récemment ses sculptures au Bel Ami. Joli succès!

Dans le côté décontracté chic, j’aime aussi bien ce que fait Façonnable. Nos voisins du boulevard Saint Germain sont très sympas… dommage, ils ne font pas les femmes.

Dans la grande lignée des marques atypiques, Cotélac arrive dans le top 10. Proposant des pièces faciles à porter au quotidien, entre simplicité, poésie et efficacité, la marque de Raphaëlle Cavalli arbore un air bobo chic pour les femmes libres, voulant s’habiller sans contraintes. Des créations vouées à devenir des basiques intemporels, résolument chics.
17 rue du Cherche Midi 75006 Paris.

Un peu de culture ou de “réflexion”…

hune3.jpgLibrairie La Hune (170 bvd Saint Germain) … à l’angle de la rue Saint Benoît… joli foisonnement et ambiance très germano-pratine. J’ai également un grand faible pour une adresse … de la Rive Droite …

Galignani … là aussi … on est dans une vraie librairie et on y installerai bien son fauteuil club pour des séances lecture.

Je ne suis pas assez connaisseur pour citer une galerie d’art plus qu’une autre mais flâner dans notre quartier au cœur du «Carré Rive Gauche» (la Rive droite a son Triangle… d’or… nous avons notre Carré… plus discret…) est un délice.
Pendant la promenade… ne pas oublier… La place Fürstenberg… à deux pas du Bel Ami. C’est une merveille. Qui n’aurait pas envie d’y avoir son appartement… ne serait-ce qu’une chambre de bonne.place-carre.jpg

Se « recueillir » ou « se retrouver » ou « partager de bonnes pensées » dans l’Eglise Saint Germain des Prés. Croyant ou pas… ce lieux a une âme toute particulière… un « havre de paix » au cœur de la cité… De nombreux et beaux concerts y sont organisés.

Espaces 54, une galerie d’art sublime où l’on trouve du mobilier design et art déco. Une seule envie : tout acheter!
54 rue Mazarine 75006 Paris.

Paris by night

… et enfin… comment « vivre » à Saint Germain et ne pas citer un Club de Jazz. Chez Papa (3 rue Saint Benoit) … si lechez-papa2.jpg lieu ne semble pas payer de mine, Michel et son fils forment un beau duo. Le lieu est chargé d’Histoire et d’histoireS, l’accueil est très sympa, la sélection et la programmation d’artistes « aux petits oignons » !

… et puis on attend de savoir ce que va donner le célébrissime Bilboquet (13 rue Saint Benoit) – version Costes et déco Liaigre- … ouverture à venir après de long mois de travaux!

Le Wagg est tout simplement le temple des nuits parisiennes funky et colorées avec ses fameuses soirées Carwash. Les nostalgiques des années 80 seront ravis de redécouvrir les grands classiques du genre lors des Golden 80’s deux samedis par mois. Éclectique, le club propose aussi des soirées salsa le jeudi soir histoire de contenter tout le monde! 62 rue Mazarine 75006 Paris.

Chez Castel, il est impensable de parler de la nuit Parisienne sans évoquer ce club mythique de la rue Princesse. Pour y entrer il faut montrer patte blanche, de préférence au bras d’un habitué. L’un des clubs incontournables de Saint-Germain-des-Près. 15 rue Princesse 75006 Paris.

 

Bel Ami trend

On 6 décembre 2007

La vie à l’hôtel Bel ami …

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La vie à l’hôtel Bel ami …


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Prix Bel Ami par Gonzague Saint Bris

On 6 janvier 2007

Si nous aimons la France, c’est parce que la femme y est souveraine. Souveraine par l’écriture, souveraine par la culture. Aujourd’hui, chaque auteur le sait: en France le lecteur est une lectrice! J’aimerais pouvoir citer ici tous ces auteurs au féminin: les femmes de lettres du Moyen-âge, les femmes de lettres de la Renaissance

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Si nous aimons la France, c’est parce que la femme y est souveraine. Souveraine par l’écriture, souveraine par la culture. Aujourd’hui, chaque auteur le sait: en France le lecteur est une lectrice! J’aimerais pouvoir citer ici tous ces auteurs au féminin: les femmes de lettres du Moyen-âge, les femmes de lettres de la Renaissance, les femmes de lettres du Grand Siècle, les femmes de lettres du Romantisme, les auteures ou écrivaines du XXe siècle et saluer les femmes de lettres du XXIe siècle.

De Marie de France, si connue pour ses lais, celle qui fut la première à fixer ces mots de l’éternité d’amour: «Ni vous sans moi, ni moi sans vous. » à Christine de Pisan, l’enfant de l’astrologue, qui défend le principe de l’instruction des filles, qui vit de sa plume et ose piquer de ses épines la chair même du Roman de la Rose, on sent vibrer l’âme des Belles Lettres. Vient alors Marguerite de Navarre, dont on célèbre cette année les 250 ans de la parution de son chef d’œuvre L’heptaméron. Au début du XVIe siècle, on croise Anne des Marquets, puis Pernette du Guillet, amie de Maurice Scève, puis Louise Labé qui, indifférente à la mode, souhaite élever son esprit au-dessus des quenouilles et des fuseaux, sans oublier Marie de Gournay favorable à l’égalité des hommes et des femmes, auteur d’un traité sur l’éducation des enfants. Si l’on bondit dans le Grand Siècle, c’est pour un tête à tête avec Madeleine de Scudéry, l’âme stratège de la Carte du tendre ou pour un parcours souterrain avec Marie de Sévigné, qui vous indique la correspondance. Vous l’attendiez, la voilà, Marie-Madeleine de La Fayette invente le roman d’analyse avec l’un des plus beaux livres de la langue française La Princesse de Clèves. Elle a connu l’exil et la rentrée ne grâce sous Louis XIV, elle s’appelle Marie-Catherine d’Aulnoy, ses contes et ses récits de voyage l’ont rendu célèbre. Elle ouvre un salon littéraire, c’est un bel esprit et une femme morale qui soutient Montesquieu: Anne-Thérèse de Lambert. Elle rencontre Voltaire, elle prend position en faveur de la liberté d’écrire et des femmes, elle se nomme Françoise de Grafigny. Elle est actrice, elle est l’amie de Diderot et elle annonce le roman populaire, elle signe Marie-Jeanne Riccoboni. Elle s’oppose au mariage, «tombeau de la confiance et de l’amant», elle dit non à l’esclavage des noirs, provoquant un scandale à la cour, elle écrit la déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle est l’auteur de ces mots justes «Si la femme a le droit de monter sur l’échafaud, elle doit avoir le droit de monter à la tribune». Elle meurt guillotinée, vous l’avez reconnue, le modèle préféré de Ségolène Royal, Olympe de Gouge. Libres et altières, amoureuses et dignes, elles s’appellent Marie-Jeanne Roland ou Pauline de Beaumont. Elle a prononcé cette phrase qui n’est plus tout à fait d’actualité : «La gloire pour les femmes est le deuil éclatant du bonheur». Elle a eu aussi ce mot plein d’esprit à propos de son mari : «De tous les hommes que je n’aime pas, c’est celui que je préfère», elle ouvre avec splendeur le grand dix-neuvième siècle, elle nous vient d’ailleurs, du château de Coppet, il s’agit de Germaine de Staël qui réclame le droit de la femme au divorce en sortant des bras de son amant, l’inconstant Benjamin Constant. Julien Clerc aime saluer le talent de cette comédienne itinérante et mettre en musique quelques uns de ses vers immortels, elle a le don de savoir célébrer l’amitié féminine: Marcelline Desbordes-Valmore. C’est une Comtesse française, qui a eu une enfance russe entre les hurlements des loups dans les neiges de Voronovo… Au château des Nouettes, elle aime à s’asseoir sur le même canapé qu’Eugène Sue, il est si mince, il est si beau, il sait si bien la faire rire, c’est Sophie de Ségur. Elle est journaliste, elle porte le pantalon, un prénom d’homme et elle a l’air indienne. Dans le canal de ses yeux noirs Musset trouvera le miroir de son âme, c’est George Sand qui annonce Flora Tristan, la socialiste, la féministe, la militante, la combattante et aussi, le saviez-vous, la grand-mère de Gauguin. Qui a osé dire «La cause du peuple et la cause des femmes sont intimement liées» ? C’est Jeanne Deroin. Emprisonnée pour idées subversives, elle a dû s’exiler en Angleterre. Comme George Sand, celle qui vient a pris un nom d’homme – Charles de Launay – pour signer ses livres. Elle est belle, elle tient salon et Alfred de Vigny aurait beaucoup mieux fait de l’épouser. Elle en choisira un autre, journaliste comme elle, Delphine Gay de Girardin. A l’époque romantique, c’est vraiment la mode, encore un nom d’homme pour une femme d’esprit. Sous la plume de Daniel Stern surgit la beauté de Marie d’Agoult. Enfant, elle rencontre Goethe, et femme mariée elle se fait enlever par Liszt. Au XXe siècle, à Nice, sous le soleil de la Côte d’Azur, elle allume les hommes sombres. Elle, c’est Marie Bashkirtzeff, lui c’est Guy de Maupassant. C’est une exploratrice qui a quitté son milieu bourgeois. C’est la première femme occidentale qui a pénétra à Lhassa: Alexandra David-Neel, morte à cent un an. Thérèse Martin, elle, est décédée à vingt-quatre ans, on appelle aussi ce guide spirituel mondial Sainte Thérèse de Lisieux. Elle a rendu célèbre son nom de famille qui est un prénom: Colette, mais ses vrais prénoms sont Sidonie-Gabrielle. Cette scandaleuse aura le Prix Goncourt et des obsèques nationales. Après elle, vient Anna de Noailles, la première femme Commandeur de la Légion d’honneur, puis Renée Vivien, celle qui ne mangeait pas, poétesse et lesbienne, disparue à trente deux ans. Dans cette suite scandée par le talent, le défi, l’originalité, l’amour sous toutes ses formes, la rage d’écrire, la volupté d’être, se déroule le cortège du XXe siècle de Marie Noël à Katherine Mansfield, de Nathalie Sarraute à Marguerite Yourcenar, de Simone de Beauvoir à Simone Veil, de Marguerite Duras à Françoise Sagan.

Vous voudriez bien que cette énumération s’achève, mais j’ai encore à citer les douze noms de membres du jury réuni du Prix du Destin de femme : Isabelle Alexis, Anouchka D’Anna, Géraldine Beigbeder, Annie Dana, Cécilia Dutter, Ysabelle Lacamp, Catherine Rihoit, Mélusine Vaglio, Astrid Veillon, Isabelle Vieville Degeorges, Milina Achkar et bien sûr Elisabeth Reynaud, notre bien aimée Présidente qui va publier dans quelques jours aux Editions Télémaque son nouveau livre: La Dame de Chenonceau.
Toutes les douze sont dignes de figurer dans cette suite prestigieuse. Vous pouvez les applaudir.

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